Mobile Home 2018-2019

Aux EMA, une petite vitrine mobile, le Mobile Home. Y sont exposées des petites œuvres d’artistes contemporains.
Pour l'année 2018-2019, Emmanuel Régent, a choisi quatre artistes : successivement, Noël Dolla, Mathieu Weiler, François Paris et Junko Yamasaki.

Noël Dolla

Du mercredi 19 septembre au mercredi 14 novembre 2018

Œuvre exposée I La plume et son ombre, 27x20 cm, collage plume, dessin encre sur photocopie. Fragments d’atelier.

Noël Dolla est né à Nice en 1945 où il vit et travaille. “Membre fondateur du groupe Support/Surface, l'un des mouvements artistiques les plus importants des années 60-70, Noël Dolla en fut " le plus jeune, le plus ambivalent, en tout cas le plus polymorphe et souvent le plus imprévisible. (…) Dolla ne s'est jamais longtemps tenu à une manière de peindre et, plus généralement, aux pratiques artistiques, comme on disait au temps militants de ses débuts. Le chaud-froid, la relance par déplacement, le détour biographique, l'écart saugrenu, le clivage en abîme, le retour subreptice sont chez lui des procédés constants. Mais ce qui aurait pu s'avérer le handicap d'une instabilité et d'une dispersion est curieusement devenu le moteur et l'objet de son travail - du travail même de l'œuvre. " Christian Bernard, 2003

Mathieu Weiler

Du mercredi 14 novembre 2018 au mercredi 16 janvier 2019.

Œuvre exposée I consumation de l’histoire de l’art, Le Paradis-Dürer,
encre de Chine sur papier 50x50cm, 2018.

Mathieu Weiler est né en 1976 à Grenoble, en France, et vit et travaille à la Ruche Paris. Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2001, il est pensionnaire à la Villa Médicis à Rome en 2003 puis poursuit un cycle de residences au centre d’art La Synagogue de Delme, à La fonderie Darling à Montréal, au Centre International d’Accueil et d’Echanges des Récollets à Paris et au Hyde Park Art center à Chicago.
Son travail a été exposé à Paris, Rome, Bruxelles et Berlin, Chicago Montréal...
Il est représenté par la Galerie Laure Roynette à Paris.

“L’histoire de l’art, livre bien connu d’Ernst Gombrich, brûlé, est ici le point de départ d’une série de dessins Consumation de l’art dans laquelle il a repris des œuvres icônes de différentes périodes artistiques. Sur les dessins au fond noir, les images issues du livre deviennent des reliques. Sur fond blanc, il a testé d’autres expériences graphiques : des projections d’encre noire perturbent la lisibilité de l’œuvre représentée. Son contenu est comme absorbé, la matière disparaît. En perdant de sa substance, métamorphosée, il ne reste de cette icône qu’une simple image. Cette série fait écho à la manière dont les œuvres circulent : reproduites, on n’en connaît souvent que sa reproduction.” Pauline Lisowski

François Paris

Du mercredi 16 janvier au samedi 16 mars 2019.

Œuvre exposée I Andras, 35x25 cm, dessin sur papier mine de plomb,  collection de l'artiste.

Né à Paris en 1975, François Paris vit et travaille à Nice. Diplômé en 2000 de la Villa Arson, il a exploré l’image à travers la photo et la vidéo avant de revenir il y a quelques années à ses premières amours : le dessin.

« Toutes les nuances du gris sont autant de tactiques de survie » chantait Philippe Pascal (Marquis de Sade). Il en est de même pour ce dessinateur passionné, radical qui met sa pratique au cœur même de sa quête esthétique tout en se nourrissant de références issus du septième art (Renoir, Tati, David Lynch, le cinéma italien et indépendant américain) de la littérature (Huysmans, Houellebecq, John Fante, Elsa Morante etc.) ou de la musique.

Dans ces compositions à la mine de plomb, François Paris revisite, entre-chasse les grands récits avec l’anecdote, traque l’imaginaire comme le non-sens dans ses moindres replis humains, invoque les mythologies, rejoue les mondes perdus à commencer par celui de l’enfance. Une enfance rêvée, cauchemardée, offensée et si affinités, surannée comme une longue journée d’été ou une vieille Citroën DS.

Trames narratives, trames d’ombres et de lumières, la quête est double, l’aller simple. Alors le road-movie ne se fera pas sans quelques incidents de parcours, coups de pompe et coups de dés...

Il est représenté par la galerie Éva Vautier à Nice.

Junko Yamasaki

Du samedi 16 mars au samedi 29 juin 2019.

Œuvre exposée I Les étourneaux, 2010/17, dimensions variables, encre de chine sur papier japon.

Junko Yamasaki est née en 1961 à Takamatsu au Japon, elle vit et travaille à Nice. Diplômée de l’université d’art of Saga (Section graveur) de Kyoto au Japon, de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Dijon et de la Villa Arson à Nice. Elle expose régulièrement son travail au Japon et en France où elle est représenté par la Galerie Depardieu à Nice.

L’artiste mène depuis de nombreuses années une réflexion sur les rapports entre nature et culture.  Au croisement d'une culture occidentale et japonaise, elle élabore un questionnement autour de l'animalité, des tabous et de la sexualité.

« Les étourneaux apparaissent sur Nice en deux fois avant et après l'hiver, ils décrivent par leur vol de beaux dessins aléatoires. Ces dessins en mouvement me fascinent beaucoup, c’est une des choses que je n’avais jamais vue auparavant.»

Entrée libre I Hall des EMA I Heures d’ouverture des EMA
Ecoles Municipales Artistiques I 71 rue Camille-Groult I 94400 Vitry-sur-Seine.

  • Programme

  • MATHIEU WEILER AU MOBILE HOME

    • MATHIEU WEILER AU MOBILE HOME

    • Du 14/11/2018 au 16/01/2019
    • Ecole d'arts plastiques 
    • Aux EMA, une petite vitrine mobile, le Mobile Home. Y sont exposées des petites œuvres d’artistes contemporains. Pour l'année 2018-2019, Emmanuel Régent, a choisi quatre artistes et c'est Mathieu Weiler qui est le deuxième artiste exposé.

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