Mobile Home 2019-2020

Aux EMA, découvrez le Mobile Home, petite vitrine mobile où sont exposées des œuvres d’artistes contemporains.
Pour l'année 2019-2020, Emmanuel Régent, a choisi trois artistes : successivement, Ando Hiroshige, Alain Lapierre et Christo et Jeanne-Claude.

Ando Hiroshige

Jusqu'en décembre 2019

Œuvre exposée : N°33 Shirasuka, 1855, gravure sur bois originale publiée par Tsutaya Kichizō (Kōeidō) 24x36cm.

 

Ando Hiroshige, (1797-1858) est un dessinateur, graveur et peintre japonais. Il se distingue par des séries d’estampes sur le mont Fuji et sur Edo (actuel Tōkyō), dessinant de façon évocatrice les paysages et l’atmosphère de la ville et en y reprenant les instants de la vie quotidienne avant sa transformation à l’ère Meiji (1868-1912). Il est avec Hokusai, avec qui on le compare souvent, l’un des derniers très grands noms de l’ukiyo-e et, en particulier, de l’estampe de paysage, qu’il aura mené à un sommet inégalé avant le déclin de la xylographie au Japon.

La composition de ses œuvres est saisissante, caractérisée par une maîtrise subtile des couleurs franches avec une dominante du vert et du bleu. Son sens du premier plan sera repris plus tard par Degas, peu après la réouverture forcée du Japon aux échanges avec l’Occident, c’est principalement à travers l’œuvre d’Hiroshige que le monde découvre vers 1870 l’étonnante originalité des arts graphiques dans ce pays. Le japonisme aura une influence déterminante sur les peintres impressionnistes et ensuite sur l’Art nouveau.

 

Alain Lapierre

De décembre 2019 à février 2020

Œuvres exposées : Vagues dessins, 2016-18, crayon sur papier, 29,7x42cm.

Alain Lapierre est né à Paris en 1972. Il enseigne à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier- MoCo depuis 2012.

La pratique plastique d’Alain Lapierre au cours des quinze dernières années a évolué de manière polyvalente ; partant de la sculpture (structures en mouvement) et de l’installation, elle s’est déployée à partir du dessin vers le multimédia. Dans son travail, il utilise l’informatique comme un outil capable de lier grâce à certains logiciels, le dessin, l’incrustation d’images, les séquences vidéo et le son dans et par le mouvement. Les réalisations multimédias et hybrides qui en résultent, questionnent, entre autres, des problématiques liées à la nature des images en général et des images numériques en particulier. En mixant les médiums, ses recherches plastiques se développent entre film expérimental et dessin d’animation.

Dans ses dernières séries de dessins à la mine graphite, qu’il poursuit parallèlement, il interroge la temporalité de ces images construites à l’origine par strates et dans le mouvement. Dans l’écart des médiums, des déplacements significatifs de matérialité et de sens s’opèrent et produisent d’« autres images ».

 

Christo et Jeanne-Claude

Du mars à juin 2020

Œuvres exposées : Running Fence  et Surrounded Islands, Reproduction Taschen édition 1995, 30x23cm, contresigné à la main par les deux artistes.

Né en 1935 en Bulgarie, Christo Vladimirov Javacheff arrive à Paris en 1958. Il y rencontre et épouse Jeanne-Claude de Guillebon née à Casablanca au Maroc (1935/2008) avec qui il fera œuvre commune.

Christo et Jeanne-Claude pratiquent ensemble l’empaquetage comme symbole de prise de possession de l’espace et de l’éphémère en tant que dimension esthétique. En 1961, ils réalisent des empaquetages sur le port de Cologne puis assemblent à Paris en 1962, plus de 200 barils d’huile et d’essence pour exprimer leur refus du mur de Berlin. Comme César, Mimmo Rotella, Niki de Saint Phalle et Gérard Deschamps avant lui, Christo rejoint le groupe des nouveaux réalistes en 1963.

 

Les artistes considèrent procurer «une dimension sculpturale nouvelle» aux monuments qu’ils s’approprient, drapent, découpent et colorient.

«Nos projets sont des œuvres d’art in situ, ce ne sont pas des objets transportables. D’habitude une sculpture normale, qu’elle soit classique ou moderne, a son propre espace physique. D’une certaine façon cet espace appartient à la sculpture car il a été préparé pour elle. Nos projets touchent une sensibilité plus vaste, en fait ils s’approprient ou empruntent des espaces qui habituellement n’appartiennent pas à la sculpture.»


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Ecoles Municipales Artistiques I 71 rue Camille-Groult I 94400 Vitry-sur-Seine.

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