Résidence d'artiste 2014-2016

Residence Lisa Sartorio Bandeau

L’ARTISTE - ARPENTEUR
LISA SARTORIO EN RESIDENCE SCOLAIRE

COLLEGE JULES VALLES – ECOLE ANATOLE FRANCE – ECOLE BLAISE PASCAL 2014/15

« Tout passant voyageur ou citadin trace un lien d’intimité entre la ville et lui quand il la parcourt... Des milliers de déplacements  construisent la ville chaque jour. Ils  se chargent de sons, d’images, de sensations. Ces informations récoltées font  partie de notre mémoire passée, présente et à venir d’une ville.

Une mémoire qui construit petit à petit notre  propre territoire.  Si l’espace public est intéressant  comme espace intime, il l’est  d’autant plus si cette intimité devient un acte artistique. Et c’est là que ce projet commence : par  la place que l’espace public peut ouvrir à une aventure intimiste. » Lisa Sartorio

L’artiste plasticienne, Lisa Sartorio, est en résidence durant l’année scolaire 2014/15, Elle mène une série d’ateliers, en prise intime avec sa démarche artistique auprès de trois établissements scolaires situés dans le quartier Balzac : le collège Jules Vallès et les écoles élémentaires Blaise Pascal et Anatole France.

Cette résidence est portée par l’école d’arts plastiques/EMA de Vitry-sur-Seine, en partenariat avec le MAC/VAL et la Galerie municipale Jean Collet ; elle est subventionnée par le Ministère de la Culture/ DRAC Ile-de-France. Le collège Jules Vallès est établissement-pilote.

Pour l’Ecole d’arts plastiques, ce projet se situe à la fois dans la continuité des partenariats nombreux réalisés depuis plusieurs années avec différents établissements scolaires de la Ville et comme une expérience nouvelle et ambitieuse dans laquelle le travail de l’artiste est au cœur du projet.

Le projet est manifestement ambitieux puisqu’il représente 160 heures d’ateliers menés par Lisa Sartorio auprès de quatre groupes de CM2, une classe de 6ème, une classe de 4ème et une classe de 3ème,, augmentées de visites accompagnées des expositions présentées au Mac/Val et à la Galerie municipale Jean-Collet et d’interventions sur des points d’histoire de l’art..

Ce projet s’articule autour de plusieurs enjeux :

  • Permettre aux élèves une expérience de création tant collective qu’intime et singulière,
  • Leur donner un accès direct à l’art et l’art contemporain par la pratique,
  • Fédérer des équipes enseignantes autour d’un projet dont ils peuvent se saisir dans leurs disciplines respectives,
  • Mettre en synergie des établissements scolaires et des structures culturelles,
  • Renforcer le lien dans le passage de l’école primaire au collège (CM2-6ème),
  • Se réapproprier son propre territoire et l’inventer.

Lisa Sartorio a choisi la figure de l’arpenteur pour construire ces parcours comme autant de formes de ce qui fait lien, ouvre le passage, relie.

RESTITUTION

  •  juin 2016

    territoire(s)

    Dans le cadre de la résidence de Lisa Sartorio auprès du collège Jules Vallès et des écoles Blaise Pascal et Anatole France, des travaux des élèves ont été présentés à la Galerie municipale du 11 au 26 juin 2016. Cette exposition s'appelait "territoires".

Marcher
Trouver dans l’espace du déplacement
un terrain d’expérimentation propice
à fracturer le réel, le réinventer.
Marcher pour réactiver le regard, pour nous
dessaisir du monde connu pour le transfigurer.

Marcher pour être dépaysé pour se sentir aventurier
pour se sentir vivant.

L’art est le moyen de voir quelque chose devenir, la marche aussi. Nous avons marché et entrepris la ville comme un espace à découvrir. Un espace fourmillant  de lieux  en attente, en attente de nous, de notre corps de notre pensée de notre poésie. Nous nous sommes intéressés à tous ce qui constitue la ville les routes les architectures le mobilier urbain et les êtres humains. Nous les avons traversés autrement, occupés autrement, interpellés autrement.

Nous avons fait de la ville un territoire à notre échelle où l’imprévu guettait chacun de nos déplacements en privilégiant les espaces de contact et de liaison entre les autres et nous. Notre corps ce merveilleux outil a pris des formes, des postures inconnues, induites par les éléments qu’il croisait en chemin. Nous  sommes partis à la rencontre de l’autre en inventant des protocoles d’actions qui l’impliquaient à chaque fois. La ville cet immense territoire public nous a semblé alors beaucoup plus proche, plus intime. La traversée des lieux où nous avions acté artistiquement prenait un air de famille. Nous nous sommes sentis chez nous, partout.

Dans cet environnement chargé de notre présence, la ville se redessinait et s’ouvrait. Le mot habiter s’entrouvrait. Il n’y avait plus la ville et nous, la ville c’était nous.

Lisa Sartorio


Extrait de la série de cartes postales Do It Yourself, série de protocoles d'actions qui permettaient à chacun d'expérimenter la ville autrement (édition réalisée pour le festival Mur Murs)

carte Do It Yourself1

Do It Yourself2

Doit Yourself3

 

Page publiée le 24 janvier 2015 - Mise à jour le 18 mai 2017

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